Après plusieurs heures de marches
dans un désert aride, nous commencions sérieusement à être déshydratés. Bien
heureusement, le général avait pensé à prendre des vivres pour nous refaire une
santé. Lors des repas, personne ne parlait et on se contentait de manger au
plus vite sa ration afin de reprendre la route rapidement et trouver Ferrafia.
Le
désert était composé de cailloux d’une couleur rouge signifiant une forte
présence de fer. Ils s’effritaient rien qu’en marchant dessus. Tout avait été
érodé et montrait la violence que pouvaient avoir certaines tempêtes dans le
coin. Cela ne présageait donc rien de bon même si le temps paraissait clair.
Avant d’entamer l’ascension de la montagne, nous décidâmes de prendre un peu de
repos. Que pouvait bien-t-il y avoir derrière cette montagne ?
Tout
le monde était épuisé par ce voyage qui semblait durer une éternité. Mais le
général remonta le moral des troupes et nous repartîmes tels de frais gardons. La
montée fut rude. Beaucoup d’entre nous manquèrent de chuter à cause la pente
abrupte et des cailloux fins qui recouvraient ce mont. En sueur de la tête au
pied, les habits complètement mouillés, nous arrivions enfin au sommet tel de
nouveaux explorateurs. Malgré nos esprits affaiblis, une seule chose nous
choqua au premier abord : le paysage que nous pouvions contempler sur
l’autre versant de la montagne.
Ces
montagnes protégeaient une merveilleuse vallée avec des arbres qui
ressemblaient plus à ceux de notre Terre. Une rivière d’un teint bleu turquoise
venait d’une source d’une des montagnes et parcourait cette forêt luxuriante
d’un vert étincelant. Notre pensée fut de se diriger immédiatement vers ce
havre de paix et de nous rafraichir mais notre mission était cependant plus
importante. Au milieu semblait se trouver une petite plaine avec une légère
fumée se dégageant. Notre intuition nous guida naturellement vers cet endroit.
La
descente fut bien plus facile mais aussi beaucoup plus palpitante : nous
sentions enfin la fin de ce long voyage. Nous avions maintenant l’espoir de
retrouver notre pauvre acolyte. Cette légère fumée venait sûrement de son
campement. De toute façon, qui aurait pu allumer un feu à part notre bon vieux
Ferrafia ?
La
forêt n’était décidemment pas du tout accueillante. Le général dut reprendre sa
machette en main pour nous frayer un chemin à travers toutes ces plantes
rebelles. Cependant, plus nous nous rapprochions du but, plus les traces
devenaient nombreuses et nettes. Ces êtres extraterrestres semblaient marcher
sur deux pattes comme nous. Nous continuâmes à les suivre jusqu’à arriver à une
espèce de totem. Tout le monde s’arrêta brusquement et fit un pas en arrière.
Des crânes d’animaux étaient perchés sur des pics taillés par une main qui
pourrait être humaine. Andrea fut surprise de l’adaptation de Ferraria dans cet
environnement et nous repartîmes aussi vite dans l’espoir de le trouver aux
alentours.
La
plaine se présenta alors à nous. Ce n’est pas seulement un campement qui s’y
trouvait mais un village entier. Une seule chose intrigante : personne ne
s’y trouvait. Tout le monde paraissait sceptique mais au vu de la situation et
après ce long voyage, nous entrâmes tout de même à l’intérieur. En plein milieu
de ces habitations abandonnées faites à partir du bois de la forêt se trouvait
un immense buffet. Andrea n’eut pas le temps de nous avertir que tout le monde
se jeta dessus. Nous étions tellement habitués à manger des boîtes de conserve.
Elle fit alors de même. Après plusieurs minutes de dégustation, nous relevions
notre tête et c’est là que le cauchemar commença. Plusieurs dizaines
d’indigènes nous avaient entouré et étaient armés de lances. Bien plus grand
que nous, avec de grands pieds, ils nous regardaient comme des petits
parasites. Andrea essaya d’éclairer la situation en faisant un dessin au sol
pour leur explique comment nous étions arrivés sur cette planète et pourquoi
nous étions à leur village.
Cela
ne fit qu’augmenter les tensions entre les deux partis. Finalement, un être
bien plus poilu que les autres arriva vers Andrea. Il paraissait être le sage
du groupe et lui fit signe de le suivre. Andrea intriguée accepta. Je ne pus
m’empêcher d’assister à cette situation et voulus la protéger mais à peine avais-je
bougé un pied que je fus paralysé sur place. Mes jambes se glacèrent, je tombai
alors au sol et je me laissai alors aller vers un autre monde.
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