samedi 17 mai 2014

Chapitre 2 : L’entrainement avant la dernière étape

          Voilà maintenant quatre jours que je subissais cet entrainement pour être astronaute avec l’équipe. Je me sentais si faible et fatigué à faire ces entraînements pour supporter encore une fois l’accélération et l’apesanteur. Ce qui m’épuisait le plus, c’étaient ces connaissances minimales que je devais avoir pour épauler l’équipe. Je ne pensais pas que ce serait si dur de me construire une nouvelle vie parmi tous ces gens. Il fallait dire qu’ils étaient totalement différents par rapport à ce que je pouvais m'imaginer. Déjà le général, c’était un homme fort respectable et surtout fort sympathique. Je le considérais comme un gentil papa qui remontait les bretelles de ses troupes. Quand c’étaient les scientifiques qui ne voulaient pas faire leur entrainement physique, il les prenait par les oreilles et les obligeait à se mettre en tenue. Même combat pour ces deux soldats qui ne comprenaient pas l’utilité des connaissances scientifiques qu’on nous inculquait. Si vous aviez vu les punitions d’écritures qu’il leur donnait, c’était à mourir de rire. D'ailleurs en parlant de ces deux soldats, j’avais l’impression de revoir les stéréotypes de ceux qu’on voit à la télévision. Ils ne possédaient aucune volonté propre. Si le général n’était pas là pour leur donner un ordre, ils ne bougeraient pas, ne réagiraient pas. Seul le moment du repas semblait à peu près intéressant pour eux et ils communiquaient enfin avec l’équipe. Ils étaient tout de même sympathiques dans ces moments-là et étaient de bons vivants, pas comme les trois doctorants qui nous accompagnaient. Il était impossible de leur faire décrocher un mot dans ce moment si familial, si proche. Ils préféraient parler de leur découvertes ou de celles de leur collègues qui n’ont pu venir et s’amusaient à descendre les théories des autres tout en défendant bec et ongle les leurs. C’étaient toujours dans ces moments-là qu’arrivait le chef du secteur scientifique qui leur donnait à chacun une tape sur la tête pour leur remettre les idées en place. Ils se revenaient alors dans le moment présent et daignaient nous adresser la parole. Heureusement qu’elle était là. Et si le général n’était pas présent, elle aurait su nous mettre au pas sans aucun souci. Avec un moral d’enfer et une envie de créer un groupe solidaire, elle se donnait du mal pour nous intégrer et pour nous épauler. Même avec moi, elle venait me voir et m’encourageait dans mes efforts. Je m’en retrouvais même à créer des liens avec elle. D’ailleurs, un soir après le repas, je sentais que sa curiosité grandissait de plus en plus sur mon passé. Elle n’arrivait pas à comprendre ma présence dans cette expédition. Je m’étais alors décidé à lui révéler mon secret si elle acceptait de le garder pour elle. Malgré une envie folle de le faire partager aux autres, elle me le promit. Je me mis donc à lui raconter mon lourd passé et le pourquoi de ma présence.

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